05.04.2009
[Expo] "Huile are the world" au Lieu Unique à Nantes
Située en bordure du canal Saint-Félix, à proximité de la gare de Nantes et du centre ville, l’annexe Ferdinand-Favre demeure l’une des dernières empreintes architecturales des usines LU, un empire industriel érigé en 1886 par une dynastie de pâtissiers : les Lefèvre-Utile. Le bâtiment en forme de croissant était voué tout au long du XXè siècle à la fabrication des célèbres Petit-Beurre LU et de la Paille d’Or.

Depuis le 1er janvier 2000, l’ancienne biscuiterie vit au rythme d’un centre d’arts atypique, le Lieu Unique. L’appellation s’inscrit dans la continuité des initiales LU. Lieu de rencontres, le lieu abrite un ensemble de services : bar, restaurant, librairie, crèche, hammam.
Espace d’exploration artistique, de bouillonnement culturel et de convivialité où la vie côtoie spontanément l’art dans ses formes les plus contemporaines, le lieu unique mélange les genres, les cultures et les publics. Son credo : l’esprit de curiosité.

Entre une librairie qui fait rythmer ses choix éditoriaux entre philosophies humanistes et publications altermondialistes, et un bar-restaurant intello-industriel, l'ancienne usine de LU se présente comme un univers artistique décalé, et très contemporain. On ressent alors une belle intimité avec ce haut lieu des rencontres modernes-écolo de la cité nantaise. Un vrai petit bonheur !

L'exposition "Huile are the world" qui y est présentée - jusqu'au mois de mai prochain - est un véritable régal. L'exposition est organisée par les agitateurs "Les requins marteaux" et retrace avec un humour corrisif et une dérision assumée l'histoire de l'huile Meroll, une huile de friture et de moteur qui dessine les contours de la société moderne. Satire de la société pétrolière capitaliste, et d'une certaine forme de cynisme assumé par de grands industriels, l'expo présente des maquettes, des personnages, des scènes du quotidien, dans un look délicieusement rétro-vintage et étrille foncièrement la dépendance du monde moderne au pétrole et aux dérives sociales qu'elle engendre.

Une expo redoutable d'humour et d'insolence. A voir absolument si vous passez par Nantes au printemps !
Versay
00:39 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.02.2009
[Théâtre] La Valse des Fonctionnaires aux Blancs-Manteaux
La Valse des Fonctionnaires, une comédie bien sympathique au Théâtre des Blancs Manteaux à Paris.
Sous le charmant caveau de ce petit théâtre du 4è arrondissement, l'auteur et comédien René-Marc Guedj propose une tendre satire du milieu fonctionnaire de notre beau pays.

Accompagné des deux terribles Marie-Aline Girod et Patrick Courtois, il s'amuse des stéréotypes de la fonction publique française.
La pièce présente alors une vie de bureau rocambolesque autour des expériences de vie d'un comptable très professionnel, d'un CGTiste aux moeurs légères, d'une secrétaire sado-maso ou d'une blonde déboulonnée du bulbe.

Des personnages caricaturaux, hauts en couleurs, des textes bien vus - pas toujours fins fins, mais bon, on n'est pas à l'Académie Française, non plus - : un petit recueil de rires, de dialogues rythmés pour une soirée qui donne de la vie.
En fin de spectacle, René-Marc Guedj fait un petit intermède aux spectateurs en leur demandant de ne pas hésiter à parler de la pièce.
La télé ne parle plus du théâtre. Trop intello sans doute !
Mais, il ne faut pas hésiter à aller au théâtre, avec des vrais gens, des vrais gags, des vrais spectateurs !
Versay
16:10 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.02.2009
[Théâtre] L'Education de Rita au Théâtre Bernard Blier à Pontarlier
Un vrai moment de comédie dramatique ! On sort de cette pièce avec des impressions colorées, entre sourire et tête dans les étoiles.
L'Education de Rita est une pièce de Willy Russel écrite en 1983.
Rita, interprétée par Adriana Santini, est une jeune femme de 26 ans, en quête d'elle-même et en recherche d'éducation intellectuelle. Elle s'inscrit alors à l'Université de Tous les Savoirs et participe à un cours particulier avec un professeur marginal, Franck, interprété par Pierre Santini, afin de tout savoir, tout connaître.
Spontanée, décalée, en marge des us et coutumes de la société, Rita semble ne pas maîtriser les codes de la société et, avec candeur, s'étonne de tout. Emerveillée par le savoir de Franck, elle souhaite qu'il la soutienne et lui apprenne tout ce qu'il sait, sur la littérature, lui, le professeur de Lettres, névrosé et frustré.

La pièce présente la rencontre de ces deux personnages en quête d'eux-mêmes. A travers un texte varié, piquant. A travers des passages démesurément comiques et de profondes tragédiés humaines, Willy Russel brocarde avec tendresse une société conformiste, où l'on loue ceux qui se comportent comme des chiens savants. Et où l'on méprise ceux qui ne maîtrisent pas ses modes de fonctionnements.
Rita, rêveuse, songeuse, rêve de se construire, de savoir, de quitter son monde de misère sociale, pour entrer dans le grand monde... pour Savoir.
Franck, son professeur, touché par la spontanéité de cet ange qui bouscule sa vie, est cependant réticent à former cette jeune femme aux savoirs de la vie, car il craint d'être l'artisan de son conformisme social.

La pièce met en question le rôle de l'enseignement, de la société, du conformisme. Quelle juste place donner à la rébellion, aux personnes qui pensent différemment ? Un peu sceptique, Willy Russel semble penser que la société uniformise tous les êtres. Et qu'elle ne laisse pas la place à la différence.
Ironie du sort ! A la fin de la pièce, Rita semble être devenue une jeune femme du monde, pédante et prétentieuse. Alors que son professeur, Franck, s'acharne à vouloir à rester un poivrot raté, marginal.

Si la pièce présente un tempo incessant, on pourra peut-être regretter la conclusion un rien sceptique. Mais qui alimente profondément la réflexion.
Versay
14:18 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.12.2008
[Ballet] Hommage à Béjart à l'Opéra de Paris
Quel spectacle superbe ! J'ai pu assister avec joie à l'Hommage à Béjart à l'Opéra Bastille en ce froid mois de décembre.
Le ballet de deux heures évolue sur trois séquences, chorégraphiées par Maurice Béjart , le danseur et chorégraphe décédé à 80 ans en 2007 :
Serait-ce la mort ? Musique Richard Strauss
L'Oiseau de feu - Musique Igor Stravinsky
Le Sacre du printemps - Musique Igor Stravinsky

J'ai pu assister à un ballet plein de couleurs, d'émotions, soutenus par un orchestre chaleureux. Dans la magnifique salle de l'Opéra Bastille, les danseurs livrent un spectacle magique, intemporel, qui nous transporte vers un univers fantastique.
Béjart le moderne propose des chorégraphies, osées, nouvelles, qui font du sens. Dans l'Oiseau de feu, comme dans le Sacre du Printemps, les danses, les formes, sont un esprit, une révolte contre l'ordre établi. Une volonté de renaissance, de réveil.
On sent chez Maurice Béjart une soif de renouveau, une envie de bousculer les dogmes, les normes. Dans le Sacre du Printemps, on ressent particulièrement une animalité, une atmosphère primale dans les danses. Quelque chose qui bouscule le classicisme d'Igor Stravinsky.
Les artistes doivent avoir une vision un peu aventureuse de leur temps, une envie de changement. C'est ce qui fait qu'ils sont aussi moteur de la transformation des sociétés. Maurice Béjart en est un exemple majeur.
Versay
02:24 Publié dans Opéra et ballet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.12.2008
Joyeux Noël !
Un Joyeux Noël à tous, de Franche-Comté, sous la neige et le froid soleil d'hiver !

A très bientôt
Versay
02:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.12.2008
[Société] Un renouvellement des modes et des idées ?
L'année 2008, qui est en train de se clore, aura été riche d'événements, c'est incontestable.
On retient principalement l'éclatement récent de la crise financière, et son corollaire climatique de la conférence de Poznan, qui vient de s'achever ce week-end.
De Jérôme Kerviel aux faillites de la banque Lehman Brothers et du constructeur General Motors, en passant par la fragilité du droit à l'asile et de la liberté de la presse, beaucoup de gens se posent des questions actuellement.
Au sein de l'entreprise, comme dans la vie quotidienne, je perçois une atmosphère morose, une forte perte de repères. Certains y comprendront que la perte de sens est due au recul des religions. Je crois personnellement que l'on est actuellement en train de remettre en cause certains fondements de la société actuelle.

Nous avons tous observé, dans les médias comme dans la vie quotidienne, l'importance croissante de l'argent, de la prise de pouvoir de l'apparence sur les valeurs sociales. L'argent semble accroître sa trace dans la société. Une trace nécessaire, mais qui devient trop importante.
Noël - pour prendre un exemple d'actualité - est devenu, on le sent bien, une occasion de plus en plus marchande dominée par l'attente des soldes. Les retrouvailles familiales et les plaisirs de moments partagés semblent plus fragiles.
Mais, on aperçoit depuis quelques temps des volontés de changement. Des volontés d'expression contre le consumérisme.
Des initiatives se multiplient, en France comme à l'étranger. Et ces développements, artistiques, politiques ou économiques semblent aujourd'hui s'accélérer.
Beaucoup d'économistes, de philosophes, de citoyens comme vous et moi, pensent que des modifications substantielles doivent être apportées à notre mode de développement. Notre planète est un environnement fini, nous le savons, et elle est le résultat de la longue maturation de l'histoire.
En quelques décennies, l'homme et l'industralisation de la société ont apporté des progrès sociaux dans certaines régions du monde, c'est évident. Mais, la forte accélération du mode de développement actuel et l'affaiblissement de la planète semblent mener à une impasse.
Une impasse environnementale, une impasse sociale.
C'est la conclusion principale que l'on peut tirer de la crise financière de cette fin d'année.
La crise financière a fait émerger que beaucoup participent désormais à une modification de notre mode de développement.
Artistes, jeunes générations et citoyens semblent aspirer à un mode de développement plus axé sur les valeurs sociales et sur le respect de la nature.
En France, on pense à de jeunes sociétés comme Veja, Ideo ou Article 23, qui recherchent un modèle dans la mode équitable : elles souhaitent lutter contre les inégalités sociales au travers d'une vision écologique, à partir d'une activité éconmique rentable.
Artistiquement, ce n'est également pas un hasard si des labels éthiques comme Fair Play list sont en train de naître. Ce label promeut des artistes citoyens, en favorisant une action économique durable, en compensant par exemple les émissions de carbone de leurs ventes de CDs.

L'émergence de sites comme Ecolo-Info ou le marché citoyen montre que les jeunes français ne sont pas fondamentalement matérialistes. Ils souhaitent une société plus humaine, plus simple.
Le développement de la plateforme Myspace est emblématique de ce constat. On y assiste à un développement sans précédent de nouveaux artistes, de nouveaux talents, de jeunes pousses amateurs de rock, d'électro, de classique. Il y a actuellement des désirs sous-jacents de choses simples, de musiques, de plaisirs partagés, de recherche de symboles et de nature.
Les multiples rencontres que j'ai pu effectuer avec d'autres artistes, musiciens ou comédiens, me font penser que les nouvelles générations rêvent d'une qualité de vie, d'une société libre, agréable et simple. Une société de confort économique, social et écologique.
La création est sans doute ce qui donne le plus de consistance aux rêves.
"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de St Exupéry
Versay
17:40 Publié dans Questions de société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
[Versay] Chronique de MonVersailles.com : "Sept chansons électro-planantes"
François Guerrier, animateur du blog MonVersailles.com , a écouté l'album "Some say this is a naive utopia" et rédigé une chronique.
Merci beaucoup !

"MonVersailles.com - Auteur-compositeur, Versay pratique son art, la musique, comme ses petits camarades versaillais : en toute liberté et sans aucune règle. La musique comme il la sent. Son style, souvent proche de Air, est électro-pop. Son album, "Some say it is naive utopia" comporte sept chansons, électroplanantes, où l'on trouve aussi de la batterie, de la basse ou encore de la flûte traversière.
Pour ceux qui aiment Air, n'hésitez pas à l'écouter sur http://www.versay.org/naiveutopia.htm ou encore http://www.myspace.com/versay.
Décidément, les Versaillais et la musique... une grande histoire d'amour.
Versay résume assez bien l'état d'esprit de sa musique dans son livret :
"Ma musique, c'est un peu le témoignage de mon indéfectible croyance en la liberté de tous, de mon amour passionné de l'humain, parce que je veux y croire. Et que si plus personne n'y croit...".
13:02 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.12.2008
[Versay] Nouvelles écoutes sur la plateforme musicale Last.fm
Last.fm, Social Music Revolution, est un site d'écoute gratuite d'artistes.
Plus importante plateforme communautaire, dans la veine de Deezer, on peut y écouter gratuitement tous les artistes connus comme Mika , Air ou Justice, et des artistes moins connus, mais également talentueux, comme les excellents Satine ou Kit Thomas .
Les morceaux de l'album "Some say this is a naive utopia" sont désormais écoutables sur Last.fm.
N'hésitez pas à vous y rendre, écouter, donner vos avis sur les morceaux que vous aimez, sur ce qu'ils vous évoquent.
Versay
20:24 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.12.2008
[Cinéma] "Les enfants de Don Quichotte" dans les Yvelines
Ce mercredi, j'ai été avec des amis et Benjamin, animateur du blog citoyen de St Cyr l'Ecole dans les Yvelines, au Cinéma les Yeux d'Elsa pour assister à la projection d'un film réalisé par les Enfants de Don Quichotte.
Les Yeux d'Elsa est un cinéma de proximité, discret, intime, qui contraste avec les usines de projection comme Gaumont ou MK2. Ca change, et ce n'est pas forcément fait pour déplaire !
Le film d'une heure 20 présente avec simplicité l'action des Enfants de Don Quichotte, animés depuis 2006 par Augustin et Jean-Baptiste Legrand.

En Novembre 2006, les deux frères ont décidé de lancer une grande opération afin de dynamiser l'action de l'état pour les sans domicile fixe. Leur opération s'est concrétisée autour de l'occupation du Canal St Martin par des tentes de sans domicile fixe et de la sensibilisation de la sphère médiatique.
Le film documentaire présente ici le quotidien des sans domicile fixe. Des gens extrêmement simples, touchants, courageux. A travers le site internet des Enfants de Don Quichotte, comme à travers le film, SDF ne reste plus un acronyme abstrait mais il prend une réalité physique.
Le film fait prendre conscience de l'humanité de toutes ces personnes, abandonnées - voire rejetées - par une société anonyme.
Pendant le débat qui a suivi le film, Jean-Baptiste Legrand précise qu'il est normal que les gens aient une réaction de rejet quand ils croisent un sans domicile fixe. Peur de ce que l'on ne connaît pas, peur irrationnelle, beaucoup de choses expliquent que l'on détourne le regard de ce qui nous angoisse.

Le film des Enfants de Don Quichotte, réalisé caméra au poing, aux prises de son directes et sans décorum musical, a le mérite de présenter de manière sobre l'humanité des sans domicile fixe, des gens comme vous et moi.
On se rend compte de la difficulté du combat médiatique des frères Legrand, de la passion qui les pousse dans cette cause.
La simplicité du film, la sincérité de l'action, le combat contre l'hypocrisie du discours politique, mettent en lumière une passion pour l'humain.
La Nuit solidaire pour les mal logés , Place de la République en février 2008, montrera un peu plus tard que le combat contre l'exclusion reste toujours d'actualité.
Vous pouvez consulter d'autres commentaires, comme celui de Mélanie Carpentier sur Evene.fr, pour poursuivre la réflexion sur le film.
Versay
15:34 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.11.2008
[Cinéma] Mesrine 2, l'Ennemi Public numéro 1
Cet épisode décrit les années 1973 à 1979 de la vie française de Jacques Mesrine, de la Prison de la Santé à sa fin, Porte de Clignancourt, le 2 Novembre 1979.
Autant, dans le premier opus, Vincent Cassel incarnait un personnage oscillant entre le Don Quichotte romantique et le révolutionnaire impulsif, autant, dans ce de deuxième épisode, on sent Jacques Mesrine sombrer au fur et à mesure dans le délire paranoïaque, dans un égo surdimensionné, dans une obsession de vouloir laisser une marque indélébile dans l'histoire.Le 20 Octobre 2008, Michel Ardouin, interprété par Samuel Le Bihan, gangster parisien qui a travaillé aux côtés de Jacques Mesrine dans les annes 1970, expliquait à 20 Minutes que le truand était en réalité quelqu'un d'arrogant, d'obsédé par son image et son égo.
"L'Ennemi public numéro 1" retrace ici l'isolement croissant de Jacques Mesrine. D'un gangster marginal révolté, Jacques Mesrine devient au fur et à mesure un révolutionnaire antipathique, violent, idéologue, en quête perpétuelle des limites de son destin.
Dans le premier épisode, le réalisateur Jean-François Richet affichait presque une relative bienveillance vis-à-vis du truand. Dans ce second opus, la violence de Jacques Mesrine et la tentatibe d'assassinat du journaliste de Minutes Jacques Tillier met un terme à la notion ambigüe de héros.
Dans cette scène finale, on voit transparaître toute la démesure non contenue du personnage de Jacques Mesrine. Le réalisme de cette scène de lynchage, la violence des coups, et l'horreur des cris de Jacques Tillier signent le désaccord fondamental que Jean-François Richet porte à la marginalité de Jacques Mesrine. Effusions de sang, bruits d'os qui craquent, hurlements de douleurs, le decorum volontaire de la violence idéologue déplace le Jacques Mesrine, qui pourrait passer pour un sympathique Arsène Lupin impertinent, dans le rôle d'un tueur dépassé par une haine profonde pour la société qui l'entoure.
J'ai personnellement souhaité ne pas détourner le regard devant la très longue minute de cette scène d'une rare violence. Autour de moi, mes voisins de salle de cinéma étaient héberlués, marqués, blèmes, devant cette démonstration de haine dénuée de raison.
Les dix dernières minutes du film décrivent le 2 Novembre 1979, déjà annoncé en introduction du premier opus. Dans une ambiance tendue, elles se déroulent comme une lente intemporalité, présentant en temps réel, les dernières minutes de Jacques Mesrine.
Dans "L'ennemi public numéro 1", Jean-François Richet se présente alors en avocat général, en décrivant la perpétuelle fuite en avant de Jacques Mesrine, un révolté contre l'Etat, qui souhaite vivre et mourir en héros.
Les excès de Jacques Mesrine, la violence de sa vie et de sa mort, transporte le spectateur dans une réflexion sur la relation de l'homme avec sa société, le besoin de révolte mais aussi celui de conformisme social.
Un film passionnant propice à de riches introspections.
Versay
16:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.11.2008
[Spectacle] La revue colorée des avocats du Barreau de Bobigny
Une revue, il faut savoir que c'est un moment très important pour les avocats. C'est un spectacle humoristique organisé par le barreau : les revues sont toujours des moments de comédies satiriques et burelesques, les manifestations d'une liberté d'expression au coeur de la fonction d'avocat.
Les revues sont organisées tous les ans ou tous les deux ans en fonction des barreaux et rythment la vie sociale et l'engagement civique des robes noires.

Au Théâtre Pablo Neruda, environ trois cents personnes se sont jointes pour assister au spectacle organisé par une quinzaine d'avocats du barreau de la Seine Saint Denis.
J'ai été réellement emballé par ce spectacle. Deux heures d'humour, de dérision, de liberté de ton et de conscience et de petites escarmouches de ces picadors en robes noires. Au long d'une vingtaine de saynètes et de chansons, les avocats ont abordé de nombreux sujets. Précarité de la condition d'avocat en Seine-Saint-Denis et ailleurs, réduction des bugets publics, pressions du politique sur le judiciaire, moments choisis de la vie du barreau, les avocats ont avec indépendance et humour présenté une vision sincère, intègre et passionnée de leur profession. Une profession à l'image de l'esprit des Lumières qu'ils souhaitent porter et défendre.

Pendant deux heures, on a pu entendre les clameurs d'un public enthousiaste, riant à la satire des chevaliers-avocats de la table ronde plus vraie que nature, à celle d'une procureure-vampire terrible ou des juges tournés en dérision avec tendresse.
Au programme, chansons de Philippe Katerine et de Carla Bruni revisitées et détournées, chorégraphies colorées sur la musique des Village People, la revue des avocats du Barreau de la Seine-Saint-Denis a révélé un kaléidoscope de créativité, d'idées et de liberté de ton, si emblématiques d'un métier au coeur de la démocratie.
Bravo à ce spectacle, si vrai et si frais, qui montre que la liberté d'expression et la justice sont des trésors de la société.
Versay
18:21 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
14.11.2008
[Noir Désir] Nouvelles compositions
La crise financière et politique actuelle fait des émules artistiques. Le groupe Noir Désir et son leader emblématique Bertrand Cantat, impliqués sur les questions de justice sociale, ont tout récemment mis à disposition sur Internet deux nouveaux titres téléchargeables gratuitement.
On peut trouver une ballade, "Gagnants/Perdants", et une reprise du "Temps des cerises" à ce lien.
Dans ces morceaux, le groupe réagit, avec violence intérieure, face aux rebondissements politiques de la crise financière actuelle.
Le groupe y exprime sa vision face à un univers politique qui génère des inégalités croissantes.

Certains observateurs disent déjà qu'un "assassin" n'a pas à donner de leçons. Mais le rôle de la prison, de la condamnation, est justement de permettre la prise de recul sur la faute puis la réhabilitation du condamné. Si la prison n'efface pas la faute, elle en est une condition de réhabilitation.
Si Bertrand Cantat exprime aujourd'hui, à sa manière, sa volonté de justice politique, on ne peut que s'en réjouir.
On y sent d'ailleurs un certain esprit Live 8.
Versay
11:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2008
[Cinéma] Mesrine, l'instinct de mort
Il y a quelques jours, je suis allé voir à Alésia le premier opus de Mesrine, l'Instinct de mort .
Le film relate la jeunesse de Jacques Mesrine, celui qui fut désigné "Ennemi public numéro un" par la presse.
Bon, très bon film même, oserais-je dire.
Le film démarre par la fin de la vie de Jacques Mesrine, le jour où il a été abattu de 21 balles par la police parisienne en 1979.
Jacques Mesrine disait d'ailleurs à un journaliste, à l'époque, que sa vie se terminerait comme cela.

Le réalisateur Jean-François Richet ne prend aucun parti pris dans ce premier épisode, en affichant une relative neutralité par rapport au personnage de Jacques Mesrine, brillamment interprété par Vincent Cassel .
On se rend compte que Jacques Mesrine, obsédé par une Guerre d'Algérie qui l'a blessé, est un personnage qui improvise constamment, sans avoir de plan précis à l'esprit. Des petites frappes des années 1960, il entre progressivement dans les bandes organisées pour aborder le grand banditisme dans les années 1970 et devenir celui que l'on appellera "l'ennemi public numéro un".
Le film retrace le kaléidoscope mental d'un personnage "paumé", marginal, en constante contradiction avec le monde qui l'entoure. Du héros romantique au truand des petites alcôves, Jacques Mesrine semble un personnage extrêmement complexe, instantané, brillant et poétique parfois, inconstant et impulsif toujours.
Des braquages de banques, aux rançonnages de millionnaires en passant par des évasions rocambolesques dignes des westerns, Jacques Mesrine fascine par son obsession du refus de la société qui l'entoure.

Héros tragique pour certains, dangeureux truand pour les autres, il est certainement pleinement des deux. Ce qui le rend d'autant plus troublant et polémique.
Un film drôle, fascinant, tragique. Une belle comédie humaine dans le corps du personnage de Jacques Mesrine.
Nul doute que le film alimentera vos conversations de fins de soirées ! ;o)
Versay
14:02 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.11.2008
[Versay] Entretien avec le blog ActuVersailles
Guillaume, animateur du blog ActuVersailles , a eu la gentillesse de m'accorder une entrevue afin que nous échangions sur la réalisation de l'album "Some say this is a naive utopia" et sur mon parcours d'auteur-compositeur.
Merci beaucoup, Guillaume !
Versay
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Electro-pop et Versay : Interview
ActuVersailles - Versay est un auteur compositeur originaire de Versailles. Il accorde à ActuVersailles une interview pour nous parler de sa musique électro-pop et de son univers. Son album "Some say this a naive utopia" est signé avec un style très personnel : Versay sait créer des morceaux où basse, synthé, sons électroniques, percussions et la voix de Carole Salardaine s'accordent ingénieusement bien.

Ce que j'aime chez Versay c'est son style musical assez épuré, harmonieux. Versay maitrise les différentes composantes de la musique éléctro-pop et donne un rythme unique à sa musique; faisant varier l'intensité des sons, imprégnant ses chansons d'un certain suspense ayant le pouvoir d’accrocher d'emblée l'auditeur. Sa musique est entraînante, est à la fois posée et très rythmée. Je trouve que Versay stimule notre imagination à travers ses compositions et nous offre de très belles sensations.
Versay pour moi, est une fort belle découverte. Je vous invite sans plus tarder à découvrir cet artiste dans l’entretien suivant qu’il a accordé à mon blog.
Merci Versay.
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ActuVersailles - Quel est ton parcours musical ?
Versay - J'ai commencé la musique à l'âge de 18 ans. Presque par hasard, à vrai dire.
A ce moment, je préparais des concours au Lycée Hoche de Versailles. Je bossais pas mal, et je souhaitais développer une nouvelle activité afin de me changer les idées pendant mes révisions. J'ai alors eu l'idée de la musique.
En 1995, je me suis acheté une guitare sèche. Mon ami Julien – qui sera d'ailleurs plus tard le guitariste du groupe Vice & Versay – m'a alors aidé à découvrir l'instrument, les accords, les arpèges, le solfège. Aujourd'hui encore, cette première guitare joue un rôle très important pour moi.

Ce que je trouvais incroyable, c'était de pouvoir créer des mélodies, exprimer quelque chose d'un peu magique, à travers un instrument.
Trois ans plus tard, la découverte du trip-hop, musique électronique inspirée du hip-hop, a été une vraie révélation pour moi. Révélation tellement forte que je me souviens encore de ce que j'ai ressenti quand mon meilleur ami Willy m'a fait écouter pour la première fois Londinium d'Archive et Deep love de Mandalay !
Ces découvertes et ma passion naissante pour la création musicale m'ont encouragé à démarrer le piano. Instrument que j'ai alors tenté de le marier avec la guitare. Progressivement, je me suis rendu compte que guitare et piano étaient très complémentaires. L'un plutôt rythmique, l'autre plutôt mélodique.
Quand je compose, d'ailleurs, les mélodies à la guitare sont toujours très différentes des mélodies au piano. Depuis que je me suis mis à la basse il y a cinq ans, j'ai encore trouvé de nouvelles inspirations.
Je crois que le choix de l'instrument est vraiment au cœur de la création mélodique.
C'est vraiment à partir de 2003 que les choses ont accéléré. Cette année-là, j'ai commencé à concevoir mon studio de musique et à acquérir un matériel technique plus poussé : synthétiseurs, ordinateur, micros statiques, enceintes de monitoring, outils de traitements de sons.
Influencé par des artistes modernes comme Pink Floyd ou Air, des compositeurs classiques comme Stravinski, j'ai alors entamé un long travail de recherche musicale.
Au fur et à mesure des rencontres et des expériences, j'ai réussi à construire, je crois, un univers musical et de liberté d'expression qui m'est propre.
La rencontre avec Carole Salardaine, interprète de mon premier album, la construction du groupe Vice & Versay en 2004 et les premières scènes parisiennes, ont été déterminantes pour cette recherche artistique.
Ces expériences, réussites ou échecs, la découverte un peu artisanale et autodidacte de la musique, permettent de comprendre ma manière de créer et le sens que je souhaite mettre dans les arts.
ActuVersailles - Où trouves-tu ton inspiration ? Y a-t-il des faits marquants dans ta vie ou dans le monde qui nous entoure que tu aimes traiter dans tes chansons ? Quel est l'univers que tu veux partager ?
Versay - En fait, les inspirations, les idées, ne s'expliquent pas. Elles viennent comme cela, en fonction du vécu, des rencontres, des hasards. Les idées sont comme les pommes de Newton. Elles tombent sans prévenir !
Personnellement, je m'intéresse à pas mal de sujets, économiques, historiques ou scientifiques. J'aime bien discuter avec les gens, voyager. Tout cela est source de beaucoup d'inspirations.
L'année dernière, pendant mon voyage a Barcelone, j'avais été vraiment fasciné par la beauté de la ville, par l'inspiration moderniste de son architecte Gaudi. Ce voyage m'a marqué : il a inspiré la composition d'un morceau électro-pop assez enjoué et qui s'intitule « Gaudi ».
Dans l'album « Some say this is a naive utopia », je montre que les idéaux, les utopies, ne sont pas des rêves inaccessibles, mais qu'ils sont justement ce qui donne un sens à l'avenir. Le morceau rock « The old man » c'est aussi un souhait de résistance contre le passéisme. "
ActuVersailles - Quel est le plus beau moment que tu as vécu avec ton groupe ?
Versay - Il y en a beaucoup. Mais je crois que notre concert au festival Fallenfest en 2006 était vraiment fort. Avec Julien, Manu, Greg, Paul et Carole, nous avons joué devant pas mal de monde, et ce, dans de très bonnes conditions. Un morceau live de ce concert est justement disponible sur l'album.
ActuVersailles - Comment décrirais-tu ta musique ?
Mi-pop, mi-électronique. Comme dans la vie, je pense que la musique est un mélange de racines et de modernité.
Les racines, ce sont les instruments classiques, particulièrement les cordes et les cuivres. Cela donne une gravité, une force fondamentale aux morceaux. La modernité, ce sont les sonorités électroniques, les guitares. Ce qui nous tourne vers un avenir positif.
J'aime faire jouer les contrastes, les lumières, faire en sorte que les morceaux fassent ressortir une vraie couleur sonore. Une identité Versay.
Carole Salardaine a vraiment donné tout son talent vocal à cet album pour qu'il soit riche en émotions. Je la remercie profondément.
Versay - Je ne sais pas si l'on peut parler de « défi » à proprement parler. Mais, le fait de passer d'une idée de mélodie qui vous vient comme ça au détour d'une conversation, à la réalisation d'un morceau abouti, structuré et arrangé, c'est une vraie aventure artistique.
Cela prend du temps. Souvent plusieurs années. Sur cet album, « Poor but free » est un morceau qui a été composé en 2004, mais dont l'arrangement a été achevé en 2007.
La création, c'est une aventure.
Une aventure personnelle par ce que l'on y apprend.
Et collective par les personnes qui y sont impliquées.
ActuVersailles - Quels sont tes futurs projets ?
Versay - J'ai quelques idées de morceaux dans le coin de la tête. Mais, je pense sincèrement que le prochain projet sera théâtral.
En 2004, j'ai écrit la pièce « Céline et Solange ». Cette pièce a été jouée à Paris, en 2006, avec la Compagnie du Lézard à Colerette. Un beau moment !
Cet été, je suis parti en vacances en Italie, sur la côte amalfitaine. L'histoire de Naples, les racines gréco-romaines et l'actualité ont inspiré l'idée d'une nouvelle pièce.
Aujourd'hui, le storyboard est prêt. Il ne reste plus qu'à l'écrire !
Si c'est une bonne pièce, j'aimerais bien qu'elle soit jouée à Versailles dans deux ou trois ans."
00:57 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05.11.2008
Barack Obama et le XXIè siècle
4 Novembre 2008.
Aujourd'hui, Barack Obama a été élu 44è Président des Etats-Unis.
On a tous en mémoires des moments historiques comme l'abolition des privilèges du 4 août 1789 et le rêve de Martin Luther King du 28 août 1963.
Le 4 Novembre 2008 incarne sans doute un tournant dans l'évolution des démocraties, les relations diplomatiques et la trajectoire politique mondiale.
Premier président noir d'une grande démocratie, Barack Obama représente l'entrée dans le XXIè siècle. L'histoire dira sans doute que l'élection de Barack Obama aura été la première réponse des démocraties à la crise des valeurs de l'Occident et à la crise de la finance mondiale.
Actuellement, on assiste à un certain nombre de questionnements sur le modèle politique et économique global, sur sa régulation, sur son besoin d'humanité. L'élection de Barack Obama est sans doute à l'image de la crise financière et politique actuelle : une recherche d'altérité, de renouveau politique, d'empreinte du XXIè siècle.
A circonstances exceptionnelles, hommes exceptionnels.

Aujourd'hui, Barack Obama incarne d'une certaine manière l'ouverture vers un XXIè siècle en quête de coopération, de multilatéralisme, de construction sociale et écologique.
Le XXIè siècle se mettrait-il à sourire ?
Versay
14:48 Publié dans Questions de société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02.11.2008
[Petit bonheur] Jo-Wilfried Tsonga, Bercy et le cocorico
Afin de lutter contre la morosité ambiante, dominée par la crise, les licenciements, les chiens dangereux et les accidents de la route, j’ai décidé aujourd’hui de créer la rubrique [Petit bonheur].
Cette rubrique ne défrayera sans doute pas la chronique, elle ne révolutionnera pas le monde, mais elle aura uniquement pour objet de déceler les petits instants de bonheur médiatiques.

C’est en famille que j’ai eu l’occasion de regarder la finale de l’Open de Paris Bercy (désormais susnommé BNP Paribas Masters, mais cela fait quand même nettement moins bien) entre Jo-Wilfried Tsonga , tête de série tricolore numéro 13, contre l’argentin David Nalbandian , tête de série numéro 8.
Deux heures de match épique, de jolis points, de détermination entre les deux joueurs. Outre le fait que Jo-Wilfried arborait un T-shirt vert biologique et David un vêtement jaune canari, le match était de toute beauté. Match d’un grand fair-play, et d’un grand respect entre les deux joueurs. Alternance de coups gagnants, de volées et de frappes puissantes.
Un moment d’envolée sportive où l'on se déchaîne derrière sa télé comme au bon vieux temps d’Henri Leconte ou de Yannick Noah. En bref, un instant partagé en famille vraiment bien agréable et plein de beauté.
Même si le gagnant de l’Open de Bercy n’est pas le plus philanthrope des sportifs – en encaissant la coquette somme de 400.000 euros – j’ai tout de même été heureux de voir que le tennis reste un réel sport d’engagement, de passion.
Merci Jo-Wilfried et David pour ce beau spectacle !
Versay
22:35 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.10.2008
[Ballet] Les Enfants du Paradis à l'Opéra Garnier
Ce soir, avec mon amie, nous avons été voir le Ballet Les Enfants du paradis, à l'Opéra Garnier.
Je n'avais jamais encore été à l'Opéra Garnier : c'était l'occasion pour moi de découvrir le splendide plafond de la salle de spectacle, peint par Chagall en 1964. Plafond aux couleurs vives et aux formes joyeuses de la salle de ce grand lieu parisien rococo inauguré en 1875.
Marc Chagall disait à ce sujet : “J’ai voulu en haut, tel un miroir, refléter en bouquet les rêves, les créations, des acteurs, des musiciens, me souvenir qu’en bas s’agitent les couleurs des habits du spectateurs”.

Les Enfants du Paradis est une création mondiale du chorégraphe et danseur étoile José Martinez. La composition musicale a été réalisée par Marc-Olivier Dupin, la création des costumes par la danseuse Étoile Agnès Letestu et celle des décors par le scénographe italien Ezio Toffolutti.
Le Ballet est une adaptation du film Les Enfants du Paradis réalisé par Marcel Carné en 1945, et scénarisé par Jacques Prévert .
Il met scène le Paris du début du XIXè siècle, entre les scènes de rues du Boulevard du Crime, et les tragédies des mondanités parisiennes.

Pendant deux heures de spectacle, on assiste à un ballet de couleurs, de danses, de folies et d'explosions de bonheur. Les influences du carnaval, de la comedia dell'arte, de Colombine, d'Arlequin ou de Polichinelle, font de cette adaptation un moment vivace, dynamique, encadré par des compositions musicales soutenues par des cordes et des cuivres puissants.
Scènes de théâtre et de fêtes de rues, scènes d'amour et de tragédies, le chorégraphe met en scène des émotions variées et magnifiquement orchestrées. Mis en valeur par des costumes réellement fabuleux, les soixante-dix danseurs du spectacle sont lumineux et gracieux. On est immédiatement transporté vers l'univers fantastique du XIXè siècle de la joie de la rue, de la cruauté des grandes bourgeoisies.
A noter aussi, un petit entracte très sympathique où les élèves de l'école de danse de l'Opéra Garnier nous ont fait la joie d'une répétition en public.
Vous l'aurez compris, le ballet les Enfants du Paradis est une superbe création à ne pas rater.
Versay
14:21 Publié dans Opéra et ballet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2008
[Théâtre] La Journée des Dupes de Jacques Rampal au Théâtre 14
Hier soir, je me suis rendu au Theatre 14 , à Paris, pour aller voir la Journée des Dupes, une pièce de Jacques Rampal écrite et mise en scène en 2008.
La Journée des Dupes désigne les évènements des dimanche 10 et lundi 11 novembre 1630, journées au cours desquelles le roi de France Louis XIII, contre toute attente, réitère sa confiance à son ministre Richelieu , et élimine ses adversaires politiques comme le Garde des Sceaux Michel de Marillac, le frère du roi Gaston d'Orléans, et contraint la reine-mère Marie de Médicis à l'exil.
Le thème de la pièce, très fidèlé à la réalité historique, est celui de la reconquête du pouvoir de Richelieu, face aux puissances catholiques portées par Marie de Médicis, mère de Louis XIII.
L'auteur Jacques Rampal et le metteur en scène Yves Pignot présentent une comédie dramatique intense autour de la notion de pouvoir. Louis XIII est un roi tragique, torturé entre sa mère castratrice Marie de Médicis et la reconnaissance qu'il lui doit, et la raison d'Etat présentée par le cardinal de Richelieu, mais dont il se méfie de l'ambition.
Le comédien Benoît Solès joue un Louis XIII apparemment faible, crédule et fragile. En décalage avec la
fonction qu'il incarne, et qui paraît dépassé par la guerre civile, la menace étrangère.
Emmanuel Dechartre interprète un Richelieu puissant, qui incarne une volonté intransigeante de restauration de la puissance de l'Etat. Homme sans compromis, porté par la raison d'Etat et par une haute idée de sa nation, le comédien interprète un personnage fascinant, ambigu et brillant tacticien politique.
Cette journée est un tournant dans l'histoire de la monarchie car elle remet au premier plan la volonté de restauration d'un état fort, centralisé, et qui déterminera la vision républicaine de notre société.
Cette comédie dramatique, aux textes ciselés, parfois émouvants ou drôles, présente de manière admirable les controverses du pouvoir, les intrigues d'une cour défendant ses propres intérêts et la complexité de la décision politique d'Etat.
Une pièce aux mulitples niveaux de lectures, et aux enseignements intemporels.
La pièce se joue jusqu'au 25 octobre 2008.
Versay
15:21 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
19.09.2008
[Versay] Poor but free, extrait de l'album électro-pop
Ci-dessous une écoute du morceau "Poor but free" interprété par Carole Salardaine.
Morceau disponible sur l'album "Some say this is a naive utopia" .
Ce morceau, aux nappes électro profondes et aux longues parties de cordes, aborde le thème de la liberté.
Poor but free est téléchargeable à ce lien.
N'hésitez pas à laisser une trace de votre passage et de votre avis sur ce morceau ! ;o)
Versay
23:15 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
28.07.2008
[Versay] Un entretien aux Nouvelles de Versailles
L'année dernière, à la fin 2007, j'avais organisé une petite soirée au Pub Saint Hilaire, à Paris, pour fêter la sortie de mon premier album électro-pop : Some say this is a naive utopia.
Avec Carole Salardaine, qui m'a prêté sa voix pour cet album, avec le groupe Vice & Versay, avec une trentaine d'inconditionnels, nous avons pris un verre ensemble pour fêter ce beau moment.

Six mois après - c'est vrai, j'ai mis un peu le temps -, j'ai passé un entretien avec Catherine Jiguet, journaliste aux Nouvelles de Versailles, pour parler un peu de cet album et de la manière dont je l'ai composé et produit.
L'entretien était vraiment simple et agréable. Dans les locaux des Nouvelles de Versailles, avenue de Sceaux à Versailles, nous avons discuté de ce qui m'inspire, d'où viennent les idées, comment s'est construit le groupe Vice & Versay.
Encore merci à Catherine pour ce très bon moment.
Moment que je vous livre à ce lien .
"Versay présente "Some say this is a naive utopia"
Le versaillais sort son premier album dans lequel il révèle son attirance pour une musique électro-pop fraîche et riche. A suivre. Interview.
Catherine Jiguet - Versay, comment définiriez-vous votre musique ?
Versay - C'est une couleur personnelle. Un contraste entre l'électro, le rêve, l'évasion et des instruments plus classiques, comme les violons, les guitares, avec des tempos bien marqués. C'est vraiment quelque chose qui me définit aujourd'hui et qui évolue.
C.J. - D'où est venue l'inspiration pour ce premier disque ?
V. - La musique est quelque chose que j'aime partager avec les gens. On essaye de monter un projet.
Cela part d'une émotion et que j'essaie de retranscrire. C'est l'émotion quand je croise un sans domicile fixe dans la rue et qui m'inspire à aborder le thème de la pauvreté. A ce moment-là, je rentre à la maison et j'écris. C'est dans ce contexte que j'ai composé "The pavement" pour raconter l'histoire d'une personne seule.
A la disparition de mon grand-père, j'ai eu également envie d'écrire.
C.J. - Combien de temps avez-vous mis à écrire cet album de sept titres ?
V. - Un an et demi, mais j'en ai d'autres dans ma besace. J'ai en une trentaine ou une quarantaine dans mes tiroirs. Ceux-là, je les ai sélectionnés pour me faire plaisir.
C.J. - Quelles sont vos influences ?
V. - C'est d'abord mon entourage parce que j'estime que c'est un important d'écouter.
A partir du moment où l'on accepte de se présenter devant un public, iul faut accepter les avis, même défavorables parfois.
C.J. - Quelle a été votre formation musicale ?
V. - Je suis autodidacte. A 18 ans, je me suis mis à la guitare. Comme tout bon lycéen versallais inscrit à Hoche, la guiatre c'était un peu un passe-emps entre deux révisions de philoophie.
Je travaillais avec un copain, Julien, qui a tout de suite adhéré au groupe que j'ai monté. Après, la guitare, je me suis mis au piano.
Aujourd'hui, quand je compose, c'est toujours la musique qui vient avant les paroles. La musique puis le groupe sont un processus de progrès permanent.
C.J. - Pourquoi vos chansons ne sont-elles qu'en anglais ?
V. - Pourquoi pas ? En français, je ne parviens pas à faire sonner le texte. Pourtant, il y a des auteurs électro, comme Emilie Simon, qui fait des morceaux en français qui passent très bien.
Je verrai pour le prochain album."
Versay
14:15 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : art, composition, musique, theatre, versay
