27.12.2008
[Ballet] Hommage à Béjart à l'Opéra de Paris
Quel spectacle superbe ! J'ai pu assister avec joie à l'Hommage à Béjart à l'Opéra Bastille en ce froid mois de décembre.
Le ballet de deux heures évolue sur trois séquences, chorégraphiées par Maurice Béjart , le danseur et chorégraphe décédé à 80 ans en 2007 :
Serait-ce la mort ? Musique Richard Strauss
L'Oiseau de feu - Musique Igor Stravinsky
Le Sacre du printemps - Musique Igor Stravinsky

J'ai pu assister à un ballet plein de couleurs, d'émotions, soutenus par un orchestre chaleureux. Dans la magnifique salle de l'Opéra Bastille, les danseurs livrent un spectacle magique, intemporel, qui nous transporte vers un univers fantastique.
Béjart le moderne propose des chorégraphies, osées, nouvelles, qui font du sens. Dans l'Oiseau de feu, comme dans le Sacre du Printemps, les danses, les formes, sont un esprit, une révolte contre l'ordre établi. Une volonté de renaissance, de réveil.
On sent chez Maurice Béjart une soif de renouveau, une envie de bousculer les dogmes, les normes. Dans le Sacre du Printemps, on ressent particulièrement une animalité, une atmosphère primale dans les danses. Quelque chose qui bouscule le classicisme d'Igor Stravinsky.
Les artistes doivent avoir une vision un peu aventureuse de leur temps, une envie de changement. C'est ce qui fait qu'ils sont aussi moteur de la transformation des sociétés. Maurice Béjart en est un exemple majeur.
Versay
02:24 Publié dans Opéra et ballet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.12.2008
Joyeux Noël !
Un Joyeux Noël à tous, de Franche-Comté, sous la neige et le froid soleil d'hiver !

A très bientôt
Versay
02:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.12.2008
[Société] Un renouvellement des modes et des idées ?
L'année 2008, qui est en train de se clore, aura été riche d'événements, c'est incontestable.
On retient principalement l'éclatement récent de la crise financière, et son corollaire climatique de la conférence de Poznan, qui vient de s'achever ce week-end.
De Jérôme Kerviel aux faillites de la banque Lehman Brothers et du constructeur General Motors, en passant par la fragilité du droit à l'asile et de la liberté de la presse, beaucoup de gens se posent des questions actuellement.
Au sein de l'entreprise, comme dans la vie quotidienne, je perçois une atmosphère morose, une forte perte de repères. Certains y comprendront que la perte de sens est due au recul des religions. Je crois personnellement que l'on est actuellement en train de remettre en cause certains fondements de la société actuelle.

Nous avons tous observé, dans les médias comme dans la vie quotidienne, l'importance croissante de l'argent, de la prise de pouvoir de l'apparence sur les valeurs sociales. L'argent semble accroître sa trace dans la société. Une trace nécessaire, mais qui devient trop importante.
Noël - pour prendre un exemple d'actualité - est devenu, on le sent bien, une occasion de plus en plus marchande dominée par l'attente des soldes. Les retrouvailles familiales et les plaisirs de moments partagés semblent plus fragiles.
Mais, on aperçoit depuis quelques temps des volontés de changement. Des volontés d'expression contre le consumérisme.
Des initiatives se multiplient, en France comme à l'étranger. Et ces développements, artistiques, politiques ou économiques semblent aujourd'hui s'accélérer.
Beaucoup d'économistes, de philosophes, de citoyens comme vous et moi, pensent que des modifications substantielles doivent être apportées à notre mode de développement. Notre planète est un environnement fini, nous le savons, et elle est le résultat de la longue maturation de l'histoire.
En quelques décennies, l'homme et l'industralisation de la société ont apporté des progrès sociaux dans certaines régions du monde, c'est évident. Mais, la forte accélération du mode de développement actuel et l'affaiblissement de la planète semblent mener à une impasse.
Une impasse environnementale, une impasse sociale.
C'est la conclusion principale que l'on peut tirer de la crise financière de cette fin d'année.
La crise financière a fait émerger que beaucoup participent désormais à une modification de notre mode de développement.
Artistes, jeunes générations et citoyens semblent aspirer à un mode de développement plus axé sur les valeurs sociales et sur le respect de la nature.
En France, on pense à de jeunes sociétés comme Veja, Ideo ou Article 23, qui recherchent un modèle dans la mode équitable : elles souhaitent lutter contre les inégalités sociales au travers d'une vision écologique, à partir d'une activité éconmique rentable.
Artistiquement, ce n'est également pas un hasard si des labels éthiques comme Fair Play list sont en train de naître. Ce label promeut des artistes citoyens, en favorisant une action économique durable, en compensant par exemple les émissions de carbone de leurs ventes de CDs.

L'émergence de sites comme Ecolo-Info ou le marché citoyen montre que les jeunes français ne sont pas fondamentalement matérialistes. Ils souhaitent une société plus humaine, plus simple.
Le développement de la plateforme Myspace est emblématique de ce constat. On y assiste à un développement sans précédent de nouveaux artistes, de nouveaux talents, de jeunes pousses amateurs de rock, d'électro, de classique. Il y a actuellement des désirs sous-jacents de choses simples, de musiques, de plaisirs partagés, de recherche de symboles et de nature.
Les multiples rencontres que j'ai pu effectuer avec d'autres artistes, musiciens ou comédiens, me font penser que les nouvelles générations rêvent d'une qualité de vie, d'une société libre, agréable et simple. Une société de confort économique, social et écologique.
La création est sans doute ce qui donne le plus de consistance aux rêves.
"Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve." Antoine de St Exupéry
Versay
17:40 Publié dans Questions de société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
[Versay] Chronique de MonVersailles.com : "Sept chansons électro-planantes"
François Guerrier, animateur du blog MonVersailles.com , a écouté l'album "Some say this is a naive utopia" et rédigé une chronique.
Merci beaucoup !

"MonVersailles.com - Auteur-compositeur, Versay pratique son art, la musique, comme ses petits camarades versaillais : en toute liberté et sans aucune règle. La musique comme il la sent. Son style, souvent proche de Air, est électro-pop. Son album, "Some say it is naive utopia" comporte sept chansons, électroplanantes, où l'on trouve aussi de la batterie, de la basse ou encore de la flûte traversière.
Pour ceux qui aiment Air, n'hésitez pas à l'écouter sur http://www.versay.org/naiveutopia.htm ou encore http://www.myspace.com/versay.
Décidément, les Versaillais et la musique... une grande histoire d'amour.
Versay résume assez bien l'état d'esprit de sa musique dans son livret :
"Ma musique, c'est un peu le témoignage de mon indéfectible croyance en la liberté de tous, de mon amour passionné de l'humain, parce que je veux y croire. Et que si plus personne n'y croit...".
13:02 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.12.2008
[Versay] Nouvelles écoutes sur la plateforme musicale Last.fm
Last.fm, Social Music Revolution, est un site d'écoute gratuite d'artistes.
Plus importante plateforme communautaire, dans la veine de Deezer, on peut y écouter gratuitement tous les artistes connus comme Mika , Air ou Justice, et des artistes moins connus, mais également talentueux, comme les excellents Satine ou Kit Thomas .
Les morceaux de l'album "Some say this is a naive utopia" sont désormais écoutables sur Last.fm.
N'hésitez pas à vous y rendre, écouter, donner vos avis sur les morceaux que vous aimez, sur ce qu'ils vous évoquent.
Versay
20:24 Publié dans Actus Versay | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.12.2008
[Cinéma] "Les enfants de Don Quichotte" dans les Yvelines
Ce mercredi, j'ai été avec des amis et Benjamin, animateur du blog citoyen de St Cyr l'Ecole dans les Yvelines, au Cinéma les Yeux d'Elsa pour assister à la projection d'un film réalisé par les Enfants de Don Quichotte.
Les Yeux d'Elsa est un cinéma de proximité, discret, intime, qui contraste avec les usines de projection comme Gaumont ou MK2. Ca change, et ce n'est pas forcément fait pour déplaire !
Le film d'une heure 20 présente avec simplicité l'action des Enfants de Don Quichotte, animés depuis 2006 par Augustin et Jean-Baptiste Legrand.

En Novembre 2006, les deux frères ont décidé de lancer une grande opération afin de dynamiser l'action de l'état pour les sans domicile fixe. Leur opération s'est concrétisée autour de l'occupation du Canal St Martin par des tentes de sans domicile fixe et de la sensibilisation de la sphère médiatique.
Le film documentaire présente ici le quotidien des sans domicile fixe. Des gens extrêmement simples, touchants, courageux. A travers le site internet des Enfants de Don Quichotte, comme à travers le film, SDF ne reste plus un acronyme abstrait mais il prend une réalité physique.
Le film fait prendre conscience de l'humanité de toutes ces personnes, abandonnées - voire rejetées - par une société anonyme.
Pendant le débat qui a suivi le film, Jean-Baptiste Legrand précise qu'il est normal que les gens aient une réaction de rejet quand ils croisent un sans domicile fixe. Peur de ce que l'on ne connaît pas, peur irrationnelle, beaucoup de choses expliquent que l'on détourne le regard de ce qui nous angoisse.

Le film des Enfants de Don Quichotte, réalisé caméra au poing, aux prises de son directes et sans décorum musical, a le mérite de présenter de manière sobre l'humanité des sans domicile fixe, des gens comme vous et moi.
On se rend compte de la difficulté du combat médiatique des frères Legrand, de la passion qui les pousse dans cette cause.
La simplicité du film, la sincérité de l'action, le combat contre l'hypocrisie du discours politique, mettent en lumière une passion pour l'humain.
La Nuit solidaire pour les mal logés , Place de la République en février 2008, montrera un peu plus tard que le combat contre l'exclusion reste toujours d'actualité.
Vous pouvez consulter d'autres commentaires, comme celui de Mélanie Carpentier sur Evene.fr, pour poursuivre la réflexion sur le film.
Versay
15:34 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note